Qu'est-ce qui ne va pas ? (page, donnée fausse, bug d'affichage…)

Capitaine de l'armée portugaise, Salgueiro Maia mena les colonnes décisives de la Révolution des Œillets, le 25 avril 1974, qui renversa la dictature presque sans verser le sang. Il refusa tout pouvoir et resta un militaire discret.
🛠️ Univers en construction — OnBouge enrichit progressivement chaque Grande Figure (biographie, lieux de mémoire, sources, vidéos). Une figure ou un lieu manque ? Dites-le-nous.
Fernando José Salgueiro Maia naît le 1er juillet 1944 à Castelo de Vide, dans l'Alentejo. Officier de cavalerie, il sert en Mozambique et en Guinée pendant la guerre coloniale, dont il revient convaincu qu'elle est sans issue. Il rejoint le Mouvement des forces armées (MFA), qui prépare le renversement de la dictature.
Dans la nuit du 24 au 25 avril 1974, capitaine à l'École pratique de cavalerie de Santarém, il prend la tête d'une colonne blindée qui descend sur Lisbonne. À l'aube, il occupe le Terreiro do Paço, puis marche sur le Largo do Carmo où s'est retranché Marcelo Caetano, chef du gouvernement.
Face aux blindés fidèles au régime, il s'avance seul, désarmé, pour éviter le bain de sang, et obtient en fin de journée la reddition de Caetano. La révolution triomphe presque sans une goutte de sang ; les fleuristes du marché glissent des œillets dans les canons des fusils — la Révolution des Œillets a son nom et son image.
Salgueiro Maia refusera ensuite tout poste politique et toute décoration tapageuse, restant un militaire discret et modeste. Il meurt d'un cancer le 4 avril 1992, à 47 ans, à Santarém. Le 25 avril est aujourd'hui la fête nationale de la liberté au Portugal.
« Senhores, há várias formas de fazer um Estado : os Estados totalitários, os Estados livres. Como esta noite vamos acabar com o Estado em que vivemos… »— Salgueiro Maia à ses hommes, Santarém, 25 avril 1974
Une figure de la liberté, un lieu de mémoire manque encore ? Dites-le-nous — OnBouge la créera en priorité.